Vuillermoz : « comptez sur moi pour faire de mon mieux »

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Médaillé de bronze du championnat de France, Alexis Vuillermoz prendra le départ de son 3e Tour de France / © AG2R La Mondiale

Le Sanclaudien s’élancera pour son 3e tour de France samedi. Lauréat d’une étape l’an dernier et peu chanceux cette année, le récent médaillé de bronze des championnats de France se livre

Avant de parler du Tour de France 2016, parlez-nous de vos deux précédents tours.
Je partais dans l’inconnue en 2013. Que ce soit l’environnement, le parcours et mes capacités à tenir 3 semaines. C’était ma première année professionnelle. J’ai découvert le niveau et l’ampleur de l’intérieur. En 2015, c’était différent. J’avais plus de maturité. Physique et tactique. Mais ma victoire d’étape l’an dernier restera un moment exceptionnel. Cela marque une carrière. Tous les coureurs y pensent, mais de là à concrétiser. Derrière, cela a été compliqué. Les 8/10 jours qui ont suivi Mur-de-Bretagne ont été délicats. Heureusement, j’ai pu me rassurer sur les 3 dernières étapes alpestres.

Comment abordez-vous ce 3e Tour de France ? Et avec quel rôle ?
Comme l’an dernier : avec un rôle d’électron libre sur certaines étapes pour chasser une victoire et pour aider Romain Bardet dans la montagne. Ce sont mes deux « missions ». J’espère être dans l’allure car je n’ai pas eu trop de chance cette année. Il me manque des jours de course, un peu de volume et ce Tour s’annonce comme le plus exigeant des 3. Il m’apparait comme très dur.

Est-ce que la 3e place dimanche au championnat de France est de nature à vous rassurer ?
C’est vrai que je suis arrivé à Vesoul avec un léger déficit de confiance. Après ma 2e place à Plumélec, j’ai une nouvelle fois chuté. C’était au Critérium du Dauphiné et j’ai eu un petit souci au genou. Mais j’avais bien travaillé avant avec notamment un stage en Sierra Nevada. Avec le recul, je me dis que j’ai bien couru dimanche dernier, je suis l’auteur de la sortie décisive et l’arrivée ne m’avantageait guère. Mais c’est surtout rassurant d’être présent dans le final d’une course de 250 kilomètres. Même si le niveau du Tour de France et du World Tour en général est un cran au dessus.

Ce Tour sera forcément particulier avec votre statut de vainqueur d’étape mais aussi un départ d’étape à Moirans-en-Montagne le 18 juillet prochain.
J’ai découvert cela à la présentation. Je n’étais pas au courant. C’est sûr que ce sera particulier. C’est toujours plaisant de courir chez soi, même si les Alpes ne sont pas loin et elles m’avaient déjà donné l’impression d’évoluer devant les miens et les Jurassiens. Je m’attends à être sollicité. Mais comme pour mon premier tour, il faudra trouver un équilibre pour se protéger de la tornade médiatique et ne pas oublier l’aspect sportif.
Mais comptez sur moi pour faire de mon mieux.

La sélection française pour les JO sera annoncée lors de la 1re journée de repos le 11 juillet. Etes-vous toujours confiant pour l’intégrer ?
Je suis lucide. Ces dernières semaines, d’autres coureurs français se sont mis en évidence. Je pense à Thibaut Pinot, Warren Barguil, Julian Alaphilippe qui ont été performants en World Tour. Mais Rio est une course qui demandera un haut niveau de performance. Je n’ai pas totalement été transparent et j’ai pour moi une forme ascendante.

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