
Dans sa vie d’avant, Jean-Eudes Demaret était cycliste professionnel. Comme coureur, 5 victoires sont venues se graver sur un palmarès inauguré alors qu’il n’était « que » stagiaire. C’était en 2007. Cinq saisons suivront, toutes sous les couleurs de Cofidis jusqu’à fin 2012 et son dernier dossard avec des hauts comme ses victoires mais aussi des bas comme la maladie de Crohn, véritable «coup de frein» et qui le laisse désormais tranquille depuis un lustre.
Depuis 2015, l’homme qui vient de fêter ses 32 étés, est triathlète. Et le succès, une nouvelle fois au rendez-vous. Cette année, trois épreuves sont tombées dans son escarcelle (Vesoul, Doussard et le championnat de France longue distance à Baudreix). Quatre autres aussi comme cycliste. «Le bilan de ma première partie de saison est au-delà de mes espérances confie-t-il. Je ne visais pas forcément le titre national longue distance, j’espérais plutôt un top 5. Cela me semblait faisable. Un podium m’aurait encore plus comblé. Après, je m’attendais à être performant mais c’était dur de me situer par rapport aux autres avant le départ. Je me n’attendais pas à gagner, cela a été extraordinaire» témoigne celui qui a développé le plus d’affinité avec le longue distance parmi tous les formats du triple effort. «C’est sûr qu’à Dole, je ne serai pas vraiment dans mon élément avec le format S proposé. C’est très court. Ma femme (Maureen, double championne de France junior de VTT en 2001 et 2002 et originaire de Plaisia à côté d’Orgelet dans le Jura – NDLR) voulait le faire. Elle a pris goût au triple effort dans mon sillage. Le triathlon de Dole sera surtout pour moi un passage amical pour Damien Favre-Félix et son équipe de bénévoles qui nous proposent une épreuve à un moment de la saison où le calendrier compte peu de dates. C’est vraiment dur pour les organisateurs de trouver des bénévoles car beaucoup sont en vacances.»
Dole donnera le coup d’envoi de sa 2e partie de saison et où le regard de Jean-Eudes Demaret est aimanté par Hawaï et le championnat du Monde Ironman le 8 octobre prochain. Ce sera son deuxième sur cette distance, la découverte datant de moins d’un an. Une participation décidée presque sur un coup de tête avec deux mois de préparation «Les copains du club des Alligators Seynod Triathlon me pressaient de m’inscrire alors que cela faisait belle lurette que je n’avais pas fait 180 km en vélo. À pieds, J’étais allé jusqu’au semi-marathon et je ne parle même pas de la natation… Mon expérience de gestion de l’endurance m’a sauvé.» À Vichy, c’est en 13e rang et 5e de sa catégorie d’âge (et 6e amateur) que le néophyte coupe la ligne, quelques petites minutes au-dessus de la barrière Sub 9. Avec le billet pour Hawaï en poche. Un voyage qui se fera en famille avec sa femme et ses leurs deux filles. En esprit de famille que le couple installé non loin du lac d’Annecy devrait retrouvé dimanche au triathlon de Dole où jeunes et moins jeunes auront droit chacun à leur course.
Pour aller plus loin…
La transition vélo-triathlon :
«Je voulais toujours faire du sport après l’arrêt de ma carrière professionnelle. Mais je ne voulais pas faire que du vélo. Je ne savais pas trop où me diriger. Et puis mon ami David Bonhomme qui possède un commerce de cycles à Allonzier-la-Caille m’a parlé du club de triathlon dont il est partenaire. J’ai essayé en 2014 et puis j’ai accroché. Puis cela m’a démangé de plus en plus.»
Archive 2011 : Jean-Eudes Demaret revenait sur le Tour du Doubs après être passé par le Pôle espoirs de Besançon
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