Quentin Bourg à point Nommay

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Quentin Bourg devance Hugo Jot au terme d’un sprint serré pour la 3e place

Quatrième lors de la précédente manche, le cadet dolois a signé son premier podium national dimanche lors de la finale de la coupe de France de cyclo-cross.

Il y a forcément pensé. Dans un coin de sa tête est remonté à la surface Bagnoles-de-l’Orne, la précédente manche où le podium s’était dérobé d’un souffle sous ses roues. Devancé au sprint en Normandie, Quentin Bourg ne voulait pas une nouvelle fois être une fois « chocolat ». Alors, quand il a fallu s’employer dans la dernière ligne droite asphaltée du circuit doubien pour monter sur l’ultime marche du podium, le cadet dolois a sans doute pu compter sur ce souvenir au goût doux-amer : « C’est vrai que je voulais pas une nouvelle fois me retrouver au pied du podium. Mais c’est aussi là-bas que j’ai pris conscience de mon niveau » témoignait-il après coup, une fois descendu du podium protocolaire et dérouler le fil de sa saison hivernale, lui le spécialiste du VTT : « La première manche à Gervans, j’ai terminé loin, au 21e rang. Cela faisait 3 semaines que j’avais repris l’entraînement après ma saison. J’étais mieux préparé pour la 2e manche et cela s’est mieux passé. Même si j’ai raté le podium de peu. Depuis Bagnoles-de-l’Orne, j’avais prévu de répondre présent ici à Nommay à domicile mais j’ai connu une petite frayeur dans ma préparation. Je suis tombé malade et j’ai commencé à être mieux à partir de la semaine dernière au championnat régional. Cette semaine j’ai fait ce qu’il fallait et cela a payé ! Je suis content ! »

Aux anges après ce premier podium national qu’il espérait, Quentin Bourg revenait sur sa course maîtrisée de bout en bout : « Quand j’ai vu le groupe de tête se former j’ai fait l’effort pour être avec eux. Après je suis resté dans les roues, je les ai laissé manœuvrer. Dans le dernier tour, j’ai attaqué mais j’ai glissé et suis tombé juste après. J’ai réussi à rentrer. Pour le sprint final, mon adversaire a commencé à sprinter et à me dépasser. Je me suis mis dans sa roue et j’ai produit mon effort pour le dépasser à mon tour. J’ai serré les dents. » C’était avant que le sourire ne prenne possession de son visage.

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