
Actuellement en reprise, Alexis Vuillermoz fait le point alors que se profilent le championnat de France à Vesoul, le Tour de France et les Jeux Olympiques…
Pour lui aussi, «ça va mieux». Victime d’une chute lors de l’Amstel Gold Race le 17 avril, Alexis Vuillermoz a vu sa première partie de saison s’arrêter net sur le bitume néerlandais quelques jours avant son principal objectif de début de saison la Flèche Wallonne (voir l’article ici). Traumatisme crânien avec commotion cérébrale, des plaies sur le corps, le Sanclaudien a depuis vu des signes de reprise : «J’ai d’abord pris le temps de me soigner. J’ai repris le vélo il y a une dizaine de jours. Après l’Amstel Gold Race, j’ai passé une semaine à Saint-Claude où je suis allé faire des examens complémentaires à l’hôpital qui ont été rassurants. Mais j’ai eu 10 jours d’arrêt complet suite à ma commotion cérébrale.»
Un repos prévu et un rideau qui tombe sur un début de saison qui n’aura que trop peu souri au membre d’AG2R La Mondiale : «J’étais pourtant plus en forme qu’en 2015. Mais j’ai eu moins de réussite. Ce sont les aléas du sport de très haut niveau où il faut composer avec diverses variables. Le résultat est le fruit de cette combinaison.» Après une rentrée satisfaisante en Argentine puis en Ardèche, Vuillermoz avait enchaîné abandons (le genou sur la Méditerranéenne puis une chute sur Paris-Nice) avant de revenir dans l’allure lors du Critérium International et du tour du Pays Basque et l’ensemble des étapes bouclées dans le top 25. Jusqu’à ce nouveau coup d’arrêt. Mais le puncheur trouve dans son passé et le présent des motifs d’espoirs alors que les s’annoncent les sommets de la saison : «Malheureusement, j’ai déjà connu cela dans le passé. En 2010 notamment. Il faut savoir laisser l’orage, rester debout. La saison n’est pas terminée. Je juge que je n’ai pas encore trop de retard. Pour le tour de France, mon début de saison ne remet pas ma participation en cause. Quant à Rio, j’ai pu m’entretenir avec Bernard Bourreau, le sélectionneur. Il est évident que mes premiers mois ne jouent pas en ma faveur, mais je ne suis pas le seul.» Car les places pour Rio seront chères (voir ci-dessous).
Quand on évoque l’avenir, Alexis Vuillermoz, féru et diplômé d’économie, espère faire sienne cette citation : «Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.»
- Son programme
11-25 mai : stage en Sierra Nevada (Espagne)
28 mai : Grand prix de Plumélec
5-12 juin : Critérium du Dauphiné
26 juin : Course en ligne du championnat de France à Vesoul
2-24 juillet : Tour de France
- Rio : les modalités de sélection
4. Ils seront quatre coureurs à représenter la France pour la course en ligne aux Jeux Olympiques. Avec en plus un détail qui peut avoir de l’importance : les deux coureurs prévus pour le contre-la-montre devront avoir disputer l’épreuve en ligne. Les noms des heureux élus seront dévoilés par la Direction Technique Nationale lors du premier jour de repos du prochain tour de France le 11 juillet ; soit moins d’un moins avant épreuve. Lauréat de l’épreuve pré-Olympique en août 2015, Alexis Vuillermoz reverra t-il Rio ? Réponse dans un peu plus de 2 mois…
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