Marin Joublot-Ferré : Adiós, España

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Marin Joublot-Ferré sous ses anciennes couleurs / ©RH+ – Polartec

Le Sanclaudien qui avait rejoint la fondation Contador et l’équipe RH+/Polartec cet hiver en même temps que les rangs espoirs vient d’annoncer son départ de la structure. Explications avec l’intéressé.

C’est par les réseaux sociaux et sa page Facebook que Marin Joublot-Ferré a annoncé lundi 25 avril son départ de la Fondation Contador et son équipe RH+/Polartec qu’il venait à peine de rejoindre au sortir des rangs juniors. Le Sanclaudien qui aurait du passer la semaine en Espagne entre deux épreuves a préféré écourté son séjour en Espagne et rentrer dans le Jura goûter quelques jours de calme au domicile familial. « Je suis bien, soulagé, heureux d’avoir pris cette décision confie le jeune homme de 18 ans. Je n’avais pas prémédité mon départ, ce sont les circonstances qui m’ont poussé à prendre cette décision et à sauter dans le premier avion. J’avais ce poids en moi depuis un certain temps. »
Car, pour réussir, le coureur qui a débuté le cyclisme il y a quelques petites années au Vél’Haut Jura Saint-Claude avant un passage par l’AC Bisontine en 2015 s’était donné cet hiver les moyens de réussir ses premiers tours de roues chez les espoirs en alignant les kilomètres. Mais le ressort à commencer à se tendre lors du premier rassemblement en février dernier : « J’ai connu des moments difficile lors des 3 semaines passées à Madrid. Surtout de la solitude. C’était la première fois pour moi. La course qui ponctuait le stage s’est mal passée. À partir de là, cela a été de pire en pire. Une vraie dégringolade. »
Sans plaisir, sans sensations, Joublot-Ferré enchaîne les galères en courses, met pied-à-terre pendant ses entrainements… Sa situation sportive déteint même sur sa scolarité menée à HEC Lausanne. « Mais depuis, je me suis remis au travail témoigne celui qui rêve de mêler finance et voyages. J’ai beaucoup appris sur moi-même en rejoignant cette structure qui n’a pas grand-chose à envier à celles professionnelles. J’aurais sans doute du écouter ceux qui me conseillaient d’y aller pas à pas. Je me suis aperçu que ce n’était pas ma définition du vélo. Mais il fallait tenter. Je vais tirer beaucoup de chose de cette expérience. Sur tous les plans… » Et ne croyez pas que le jeune homme en a terminé avec la petite reine : « Je me laisse le temps de digérer. La passion est toujours là et je ne veux pas que l’histoire se termine de la sorte. Cette expérience n’est pas une défaite, mais une victoire. »

Pour aller plus loin (chronologie des articles) :

Marin-Joublot Ferré rejoint la Fondation Contador (le Progrès 03/10/15)

Marin-Joublot Ferré avant le stage de février (le Progrès 30/01/16)

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