
Un an après son arrivée à l’AC Bisontine, le Sanclaudien Marin Joublot-Ferré évoluera l’an prochain au sein de la fondation Contador.
Il y a encore quelques mois, Marin Joublot-Ferré était un junior prometteur. Après des années passées au Vél’Haut-Jura Saint-Claude, son club formateur, le Jurassien avait rejoint l’hiver dernier le collectif junior de l’AC Bisontine. Après plusieurs succès dont le réputé Tour d’Irlande junior, le jeune homme, qui a fêté ses 18 ans il y a un mois, découvrira l’an prochain le haut-niveau chez les espoirs au sein de la fondation créée par son idole, Alberto Contador. L’occasion de faire le point entre deux cours d’HEC Lausanne.
Comment se retrouve-t-on à la fondation Contador ?
J’ai envoyé un mail à tout hasard fin juillet. À vrai dire, je ne m’attendais pas à une réponse, je voulais tenter pour ne rien avoir à regretter. Début août, j’ai eu un retour et à la fin du mois, je me suis rendu à Madrid pour rencontrer Francisco Contador, le frère d’Alberto. Nous nous sommes entretenus autant sur le projet sportif que sur l’universitaire. Il n’y a pas eu de tests physiques. Et la réponse favorable m’est parvenue début septembre.
Pourquoi ce choix ?
Alberto Contador a toujours été mon cycliste préféré. Il est pour moi une légende. Il est donc normal pour moi de le suivre, lui mais aussi la fondation qu’il a créée en 2012. Se retrouver dans sa fondation est forcément quelque chose de spécial pour moi. Je ne me rends pas encore vraiment compte. Je concède que c’est un cheminement totalement différent que celui qui consiste à rejoindre une formation de DN1 comme d’autres cyclistes.
C’est donc un sacré challenge qui vous attend l’an prochain ?
De toute évidence, la marche est haute, très haute. Je vais me retrouver sur des courses de classe 2 avec des professionnels alors que je sors des rangs juniors. Je suis allé peut-être un peu trop vite, l’avenir me le dira. Mais, une chose est sûre, j’y vais autant pour l’expérience sportive qui me servira que pour l’aventure humaine que cela va être. Je ne pouvais pas rater cette opportunité. Même si je sais que cela me demandera une grande organisation et beaucoup de sacrifices, je réalise un grand rêve.
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