Les deux juniors du VTT Conliège seront au départ ce dimanche du championnat du monde d’enduro à Finale Ligure, en Italie. Ce sera la dernière compétition d’une saison qui a été au-delà de leurs espérances.
Ces deux-là ne s’imaginaient pas boucler leur saison VTT sur les rives de la Méditerranée. Guillaume Marmillon et Mathéo Verguet y sont pourtant. Mais avant de savourer dimanche soir la dolce vita et, sans doute, une glace italienne à Finale Ligure, les deux Jurassiens devront digérer un menu XXL : le championnat du monde d’enduro U19. Six spéciales et des liaisons sur une seule journée pour 76 kilomètres au total. Un programme copieux, épilogue d’une saison qu’ils n’avaient pas imaginé ainsi.
Réunis dans la même chambre en Italie avec l’équipe de France, les jeunes vététistes ont connu un début de saison opposé. Pendant que Guillaume Marmillon attaque pied au plancher avec deux titres régionaux en avril (descente au Mont Saint-Romain puis enduro à Belfort), Mathéo Verguet appuie sur pause : « J’ai chuté lors de la première ‘’reco’’ au Mont Saint-Romain et je me suis cassé plusieurs côtes. J’ai alors pris conscience qu’il fallait que je me bouge pour participer à de grandes et belles compétitions cette année. »
La convalescence devient un déclic et marque le début d’un vrai entraînement. Le Rousseland retrouve son équipier, originaire de Largillay-Marsonnay, dans les Pyrénées fin mai pour la Coupe du monde d’enduro open, une épreuve non prévue dans leurs pensées hivernales.
La suite dépassera leurs objectifs. « Je n’avais même pas imaginé participer aux coupes du monde », avoue Guillaume Marmillon. Brillants à Loudenvielle, les deux enduristes du VTT Conliège sont au départ début juillet de la Coupe du monde U19 en Italie. Sixième à La Thuile, Guillaume Marmillon mesure son niveau et prend confiance. Il progressera d’un cran à chaque rendez-vous mondial jusqu’à finir au pied du podium à Morillon, lors de l’ultime manche.
Sixième de la finale, Mathéo Verguet suit la même trajectoire que son équipier jusqu’à l’équipe de France. « Je suis beaucoup plus grand et plus lent », sourit Mathéo Verguet qui pourrait trouver en Ligurie un tracé physique à sa convenance.
Réguliers sur la Coupe de France, terminée au deuxième et troisième rangs, et sur la scène mondiale, les deux lycéens jurassiens espèrent confirmer aussi leurs belles promesses internationales. « Quelques tops pilotes se sont ajoutés mais ce championnat est du bonus, confie Guillaume Marmillon. On va chercher le meilleur résultat possible, sans stress. » Et si cette insouciance leur permettait d’affoler les compteurs ? Réponse ce dimanche.
Mathéo Verguet, l’héritier du VTT Conliège, et Guillaume Marmillon, le tireur reconverti
Au VTT Conliège, Mathéo Verguet représente la troisième génération. « Mon grand-père Patrick Verguet faisait partie des pionniers lors de la création de la section en 1992 au foyer rural de Conliège dont il était le président. Mon père, Vincent, a écumé la Coupe de France de descente avec Yoann Paccard et Laurent Colombatto dans les années 2000 et, désormais, il court et est team manager du team d’enduro. »
Guillaume Marmillon, lui, n’est pas issu de la même lignée. « J’ai commencé par le tir sportif avec mon père qui était pratiquant. Mais le côté répétitif m’a vite soûlé », avoue celui qui était, déjà à l’époque, champion régional. Mais le garçon ne voulait pas viser le niveau national. « Je me suis mis au VTT avec mes potes de primaire. » De ses années de tir sportif, Guillaume Marmillon a sans doute gardé l’œil aiguisé. Dimanche, à Finale Ligure, il lui reste à viser dans le mille.
