Longtemps à l’arrêt, Demaret revient gonflé à bloc sur les routes où sa carrière a débuté.
Article paru le 3 septembre 2009 dans le Progrès – édition du Jura
C’est ici que tout a commencé pour Jean Eudes Demaret. Arrivé à Besançon comme vététiste, le Picard de naissance a ensuite priviligié la route sous les couleurs de l’AC Bisontine, un club dans lequel il est toujours licencié.
Après avoir écumé les routes de la région et celles de l’Hexagone avec le club bisontin, Demaret franchissait le seuil du professionnalisme en intégrant en 2008 la formation Cofidis après un stage ponctué par une victoire au tour du Poitou-Charentes. Seulement, en 2010, après avoir disputé la Tropicale Amissa Bongo en début de saison, la maladie de Crohn, maladie inflammatoire chronique intestinale est diagnostiqué chez lui après avoir perdu 15 kilos. Sans équivoque, le coureur était forcer de se mettre à l’arrêt .
Les semaines qui suivaient étaient placées sous le signe de la convalescence et d’examens divers jusqu’à la reprise de la compétition fin août et ce Tour du Doubs 2010. Une retour qui laisse, aujourd’hui encore, un souvenir vivace chez le jeune homme : « J’ai reçu! Pour moi, les courses de reprise s’apparentaient à des contre-la-montre. L’an dernier, nous avions fait les deux premières heures à près de 47 km/h ! Alors, je suis allé jusqu’au ravito et j’ai mis la flèche!»
Mais cette année, l’ambition est toute autre chez le coureur à l’aube de l’épreuve : « J’espère bien aller au bout cette année et même être un acteur de la course. L’équipe Cofidis est ambitieuse sur ce tour. Tony Galopin sera notre leader car il mène la coupe de France et cette épreuve en fait partie. L’objectif sera de glaner des points et viser la victoire pour l’un des nôtres. »
Après avoir longtemps douté, Jean Eudes Demaret est de retour. Finis les coups de blues, les interrogations et autres remises en question consécutives à la maladie de Crohn et ses symptômes. Depuis mai, Jean Eudes Demaret retrouve ses sensations : « Tout est rentré dans l’ordre. Qu’ils soient musculaires, sanguins, tous les paramètres sont identiques à ceux précédant la maladie. J’ai juste un traitement bimestriel ainsi que des analyses à faire, mais de façon moins soutenue.» Et tout le travail accompli dans l’ombre et dans le doute a permis au jeune homme de 27 ans de vite retrouver l’allure mais aussi la voie du succès. Le 28 mai dernier en Estonie lors du Grand prix Seb Tartu, Jean-Eudes renouait avec la réussite. Une victoire qui éclaircissait encore plus l’avenir du cycliste qui vient de prolonger son contrat avec la formation nordiste pour deux années supplémentaires. Et si le meilleur restait à venir ?
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